"Beethoven"


L. v. Beethoven (1799) : Quatuor à Cordes Nr. 5 en la majeur, Op. 18 Nr. 5 (27')
L. v. Beethoven (1806)
: Quatuor à Cordes Nr. 7 en fa majeur, Op. 59 Nr. 1 (40')

ou bien

L. v. Beethoven (1824) : Quatuor à Cordes Nr. 15 en la mineur, Op. 132 (45')


En 2027, nous célébrons les 200 ans de la disparition du compositeur qui, à jamais, a transformé l’art du quatuor à cordes. Dès les premiers opus, l’ambitieux Beethoven ne ménage pas la tradition, à l’instar de cet Opus 18 n.5 à l’ample mouvement lent, thème et variations qui annonce les miracles des œuvres plus tardives. 


La véritable révolution se produit avec l’Opus 59, dont le premier numéro révèle avec flamboyance tout le génie beethovénien : un premier mouvement aux amples proportions, qui donne une place inédite au violoncelle, un scherzo tellement déroutant qu’il déstabilisa les auditeurs de l’époque, un Finale endiablé fondé sur un thème russe, et surtout un mouvement lent d’une insondable profondeur, déjà évocateur des grands Adagios du XIXe Siècle, jusqu’à ceux de Mahler.



Plus tard, le compositeur vieillissant et atteint de surdité s’affranchit de la forme traditionnelle du Quatuor et édifie une oeuvre en forme d’arche, au sommet de laquelle culmine un chant de louange inspiré d’un choral ancien, tandis que le premier mouvement s’articule autour d’un motif énigmatique de quatre notes, portant en lui un message crypté, ce qui lui a valu d’être surnommé “la question du Sphinx”



Télécharger la note d'intention